Baby blues

Il était une fois un mec qui avait participé à l’aventure de l’été : l’Auberge des Blogueurs

C’est trop dur de revenir sur terre, de se trouver désœuvré parce qu’il n’y a rien à lire, rien à commenter, aucun texte à écrire, aucune histoire à imaginer, aucune mise en scène à composer, aucune suite à construire, aucune idée à formaliser. C’est trop dur !

Le sevrage est brutal… Je me sens abandonné par mon personnage autant que j’ai pu l’abandonner… Je me rends compte qu’il était finalement aussi envahissant qu’un chat. Côme m’a entrainé dans ce Jura que je ne connais pas, dans ses promenades, dans ses états d’âme, dans ses lubies, dans les manifestations de son mauvais caractère. Je crains que la seule chose qu’il me laisse c’est son caractère asocial… Mais est-ce que ce n’est pas l’inverse qui est vrai ?

J’ai gardé une copie de la page des menus pour y piocher des idées en cas de besoin. Et je me suis surpris dernièrement à la fin de mon repas, en regardant Asgård, mon chat, à lâcher un « Burp » la dernière bouchée avalée… Je me suis fait rire tout seul…

A première vue, on pourrait disserter à perte de vue sur la solitude de ce pauvre mec, moi, qui découvre n’avoir existé cet été qu’au travers d’une fiction… En fait, ce baby blues que je ressens, ce n’est pas le retour de la solitude dans la triste réalité mais plutôt le regret – avec des poussières d’étoile dans les yeux et des paillettes sur le clavier – d’avoir dû quitter des personnages et leurs « marionnettistes ». Je me suis attaché à tous ces personnages, à leur vie rêvée et partagée. En cela un des derniers billet de June était fabuleux parce qu’il permettait de laisser un horizon, une ligne de fuite à l’imagination, de rêver à un après…

Pendant toute la durée de ce jeu littéraire, la vie a continué, évidemment… Je suis allé à la plage, j’ai continué mon régime, j’ai bondi en écoutant les informations à la radio ou la télé, j’ai toussé dans le métro pour obliger des gens à mettre leur masque, j’ai gratouillé le chat et j’ai râlé quand il venait se lover contre moi en ronronnant à 5 heures du mat’. J’ai vécu comme j’en avais envie. Mais j’avais un plus, un bonbon, une caresse à laquelle je m’étais habitué, une drogue aussi plaisante que le café du matin…

Pendant quelques jours encore, ce café n’aura pas tout à fait le même goût…

3 réflexions au sujet de « Baby blues »

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