Ecol(e)ogie

Il était une fois un conscience écolo en devenir…

Je devais avoir 7 ou 8 ans. 10 peut-être. C’était la fin des vacances en Bretagne et j’étais tombé en admiration devant des morceaux de corail proposés à la vente dans un magasin de souvenirs et accessoires de plage. Normal, tout le monde sait que le corail est un symbole de la Bretagne…

J’avais fait des yeux de cocker à mes parents pour qu’ils m’en achètent un morceau. C’était joli, tout blanc, collé sur un morceau de bois peint en noir pour servir de présentoir. Papa et Maman s’étaient laissés faire. J’ai eu mon morceau de corail, et mon frère aussi.

De retour à la maison, le corail avait pris place sur le petit meuble à côté de mon lit. J’étais heureux, c’était beau.

Rentrée des classes. La maitresse nous demanda d’évoquer un souvenir de vacances. Évidemment, le morceau de corail était LE souvenir qui occupait mon esprit et dont j »ai eu envie de parler. Je me souviens encore du visage de cette instit’ qui m’a demandé de rester à la fin de la journée. Habituellement c’étaient les punis qui restaient. Et moi je n’avais rien de mal. Rien de pire que d’habitude en tout cas. Et puis je n’avais pas été réprimandé…

Je suis resté, pas très rassuré je suppose. En plus, si j’arrivais en retard à la maison, j’allais me faire gronder par Maman. En quelques mots, la maitresse m’a expliqué que le morceau de corail avait été tué pour finir sur ma table de nuit… Est-ce que c’était ça que je voulais ? Qu’on tue des belles choses pour me faire plaisir égoïstement?

Je suis rentré très embêté. J’ai dit à Maman que je ne voulais plus du corail, qu’il fallait le remettre à la mer. Évidemment, on ne l’a pas fait… J’ai eu du mal pendant longtemps à comprendre que j’avais participé à la destruction de la nature : après tout, je ne faisais qu’acheter un truc déjà mort… sans comprendre alors que la demande poussait au saccage des barrières de corail…

Avec le recul je me dis que mon institutrice en 1967 ou 1968 était sacrément en avance sur l’époque… Elle s’appelait Mlle Masset…

Il y a quelques années, à l’occasion d’un déménagement, j’ai retrouvé le morceau de corail. Tout gris. Une branche cassée. Mort pour rien.

Ce billet est ma participation au jeu « Inktober with a keyboard », initié par Kozlika – Mot du jour : « Corail »

Une réflexion au sujet de « Ecol(e)ogie »

  1. J’ai toujours trouvé ça super beau gamin, et j’en ai eu aussi beaucoup envie. Elle aurait peut-être dû être un peu plus précise dans ses explications, mais oui c’est bien !!! 😀

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