Chacun sa route, chacun son chemin…

Inktober / blogtober – le mot du jour : Boussole

Sous prétexte que j’ai fait des études de géographie, on croit souvent que je sais où sont les pays, les villes (même les plus obscures) et, pire encore, que je sais toujours où je suis, que je sais toujours me repérer…

Bah non ! Avoir une maitrise de géo ne fait pas de vous une boussole sur pattes !

Dimanche dernier, par exemple, je suis allé me balader, direction le Parc des Bruyères. Pas loin de mon futur-chez-moi-de-dans-deux-ans…

Une grille d’entrée, plusieurs chemins qui s’offrent à moi. Je prends celui qui est goudronné et je chemine. Je chemine en montant, ça grimpe pas mal dans le coin. Je chemine d’un bon pas et, quand un embranchement se présente, je choisis la voie qui va me permettre d’éviter les familles avec enfants qui courent et crient dans tous les sens…

Je monte, pas inquiet de savoir où je suis, puisqu’il me suffira de reprendre un chemin qui descend pour retrouver ma voiture à la grille du parc…

Au bout d’une heure de marche je décide de rebrousser chemin. J’aurais dû prendre une bouteille d’eau. On est le 10 octobre, mais il fait chaud en plein soleil. Il fait chaud et il fait soif.

Je redescends…

Je croise un couple d’ados qui se jurent un amour éternel sous la bénédiction du soleil automnal. Je salue un groupe de mamies qui trottinent allégrement en piapiatant sans temps mort.

Je redescends…

Et j’arrive devant une grille, mais pas MA grille. Pas de rond-point. Pas de voiture. Personne ne m’a averti qu’il y avait plusieurs accès à ce foutu parc. Personne ne m’a alerté sur la nécessité d’avoir un GPS ou une boussole pour retrouver mon chemin.

Je suis descendu tranquillou et il va donc falloir que je remonte (jusqu’où ?) car, de là où je suis, je vois bien qu’il n’y a pas de route qui me permettrait de rejoindre le rond-point de départ.

Je reviens sur mes pas et je croise un jeune homme à qui, toute honte bue, j’explique la situation et demande mon chemin.

Il m’indique très gentiment, très simplement, avec un grand sourire, une trouée dans les fourrés pour retomber sur « mon » entrée, 50 mètres plus loin.

Alors que je m’éloigne, je l’entends raconter au téléphone « truc de ouf ! y’a un vieux qui s’était paumé dans le parc… »

Petit con ! C’était bien la peine d’être tout-gentil-tout-poli devant moi… et de te foutre de moi dès que j’ai eu le dos tourné ! Pffff cette jeunesse !

Et vous aussi, les lecteurs… je vous vois pouffer, je vous vois !

I’ve lived a life that’s full
I traveled each and every highway
And more, much more than this, I did it my way

Ce billet est ma contribution au jeu d’écriture « Inktober with a keyboard » (encore appelé « Blogtober ». Demain, le mot du jour sera « Percuter ».

Une réflexion au sujet de « Chacun sa route, chacun son chemin… »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s