Conjuguer le passé…

Inktober / blogtober – le mot du jour : Disparu

Coïncidence avec le mot du jour, je viens de regarder Jurassic Park – Fallen Kingdom

Il n’y a évidemment plus l’effet de surprise lié au 1er opus de la saga mais je me laisse toujours faire sans beaucoup de résistance. J’apprécie sans arrière-pensée et sans honte les histoires de ces monstres disparus et ressuscités si souvent et après tant de manipulations qu’on se demande comment ces bestiaux ne se transforment finalement pas en caniches OGM…

Dans un autre domaine, je suis passionné par la série documentaire « L’histoire en 3D » qui présente des monuments aussi célèbres que la citadelle de Machu Pichu, le Mont Saint Michel ou l’Empire State Building et en explique la conception et la construction grâce à des simulations permises par les plus récentes innovations de conception 3D…

L’histoire, le retour vers le passé, ça fait partie de mes centres d’intérêt. Et pourtant j’ai fait des études de géographie… Mais en fait, la Géographie, quand elle décrit et qu’elle s’intéresse aux paysages ou à l’occupation humaine, n’est rien d’autre que l’étude du fait actuel par la connaissance du passé (au contraire de l’Histoire dont l’approche originelle est linéaire et strictement chronologique).

Pascale Roze a écrit dans Ferraille : « Un jour, bientôt peut-être, le passé aura disparu car il n’y aura plus personne pour le lire. » C’est bien vu ! Il faut cependant faire attention à ne confondre « lire le passé » et « trafiquer le passé »…

Il y a quelques mois de ça, tout le monde parlait d’un logiciel qui permettait d’animer les personnages peints sur les tableaux, ou figés sur les photos. Alors, OK, c’est rigolo de faire parler la Joconde ou maugréer Victor Hugo… Je l’ai testé, je me suis amusé, même avec des photos de moi, enfant. C’était assez bluffant…

Et puis… Et puis alors que je savais par avance que… j’ai fait le test avec une photo de Maman. Et j’ai pleuré. C’est à la fois trop réel et trop factice. C’était ma maman, en tout cas ça y ressemblait, avec un visage qui bougeait et qui semblait parler, certes, mais c’était ma maman sans âme. Sans la vie dans des yeux, dans ses rides, sans ses expressions, sans elle… Une enveloppe vide, une marionnette de ventriloque virtuel, une évocation techniquement bluffante mais ce n’était pas MA maman…

J’ai désinstallé l’application 10 minutes après l’avoir téléchargée…

On ne doit pas « jouer » avec les disparus…

Would you know my name
If I saw you in Heaven?
Will you be the same
If I saw you in Heaven?

Ce billet est ma contribution au jeu d’écriture « Inktober with a keyboard » (encore appelé « Blogtober ». Demain, le mot du jour sera « Eclaboussure ».

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