Building bridges

Inktober / blogtober – le mot du jour : Relier

Relier… Ma première idée a été de ressortir ce slogan d’EDF (et ses détournements…) « Des hommes qui relient les hommes »…

Je me suis rendu compte ensuite que RELIER, c’est l’anagramme de RELIRE, de LIERRE et d’IRREEL

Et puis j’ai pensé aux ponts. Les ponts me fascinent depuis que je suis gamin. Si je n’avais pas été nul en maths et en physique, j’aurais aimé construire des ponts. C’est assurément une des manifestations du génie humain parmi les plus audacieuses à la fois pour le symbole de la foi qu’il faut avoir en soi pour passer outre le vide, les rivières, en un mot la nature, mais aussi pour le symbole de ce qui fait l’humanité : le partage, la main tendue, la communauté…

C’est ce concept qui est pourtant bafoué et piétiné avec férocité depuis quelques temps avec une accélération effarante depuis quelques mois. Il est tellement plus facile et moins risqué de construire des murs que des ponts…

Un mur entre Israël et la Palestine, un mur entre les USA et le Mexique, un mur entre la Biélorussie et la Pologne, un mur entre Paris et Pantin… Et tant d’autres plus silencieux, plus insidieux, plus sournois entre les peuples, entre les communautés, entre les genres, entre les familles… entre « lui » et « les autres »…

C’est une société qui sectorise, qui classe, qui compartimente, qui enferme dans des cases, donc qui exclut là où on aurait besoin de regards partagés, de sourires échangés, d’entraide, de lien(s)… C’est une société où l’on passe son temps – en particulier sur les rézosociaux mais aussi dans les discours des politiques de tous les bords – à montrer du doigt les autres, à les dénoncer, à les stigmatiser, à les exclure, là où on aurait besoin de lien…

Même le concours de l’Eurovision cherchait à partager cette évidence en prenant pour slogan « Building bridges » à Vienne, c’était en 2015.

Je ne prétends pas être un ersatz d’Abbé Pierre… Je peste, je renâcle, je maugrée, je ferme souvent les yeux et j’ouvre trop souvent ma gueule pour accuser ceux et celles qui contrarient mon petit confort routinier de bien-pensant mollement indigné en regardant le journal de 20h00… Mais j’essaie d’être lucide. Et de ne pas tomber dans le travers de la condamnation aveugle de celui que je ne comprends pas…

Oui, j’aime les ponts et ce qu’ils représentent.

J’aime l’idée de vaincre le vide et de franchir les obstacles.

J’aime l’idée de l’envol et du vertige à surmonter pour aller vers l’autre.

J’aime l’idée que, chacun sur leurs rives, les hommes ont envie de communiquer et cherchent un moyen de relier leurs mondes pour en construire un autre, meilleur, plus vaste et plus riche de connaissances partagées…

J’aime l’idée qu’on peut construire des ponts pour passer au dessus des murs…

J’aime l’idée qu’on n’ait plus envie de mélanger les lettres du mot RELIER pour écrire le mot IRREEL

Ce billet est ma contribution au jeu d’écriture « Inktober with a keyboard » (encore appelé « Blogtober ». Demain, le mot du jour sera « Etincelle ».

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